Échange automatique d’informations immobilières et lutte contre le blanchiment d’argent. Un nouveau tournant pour la transparence et la conformité
Depuis plus de dix ans, la lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme s’est imposée comme une priorité absolue des États.
Après avoir considérablement renforcé la transparence sur les comptes bancaires et les actifs financiers détenus à l’étranger, les autorités fiscales s’attaquent désormais à un angle mort majeur du système international de contrôle : les biens immobiliers.
Une évolution majeure qui va profondément modifier la manière dont les administrations fiscales échangent leurs informations.
À terme, les biens immobiliers détenus à l’étranger feront eux aussi l’objet d’un échange automatique d’informations entre États. Cette évolution n’est pas anodine.
Elle s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre l’opacité patrimoniale, la fraude fiscale et les circuits de blanchiment utilisant l’immobilier comme support.
Pour les professionnels de la finance, de l’assurance, du crédit, de l’immobilier et du conseil patrimonial, cette évolution réglementaire renforce plus que jamais la nécessité de maîtriser les règles de conformité et de vigilance, notamment en matière de LCB FT, d’ou l’importance de suivre une formation lutte contre le blanchiment.
L’échange automatique d’informations. Un dispositif déjà éprouvé sur les actifs financiers
Depuis 2016, de nombreux pays ont mis en place l’échange automatique d’informations financières dans le cadre de la norme commune de déclaration élaborée par OCDE.
Ce mécanisme permet aux administrations fiscales de recevoir chaque année des informations détaillées sur les comptes bancaires détenus par leurs résidents fiscaux à l’étranger.
Concrètement, les banques et établissements financiers collectent des données précises sur l’identité des titulaires de comptes, les soldes, les revenus générés et les transmettent à leur administration fiscale nationale.
Ces informations sont ensuite échangées automatiquement avec les pays partenaires.
Ce système a profondément modifié les pratiques. Il a permis de réduire significativement les possibilités de dissimulation d’avoirs financiers à l’étranger et a conduit de nombreux contribuables à régulariser leur situation fiscale.
Toutefois, malgré son efficacité, ce dispositif présentait une limite importante : il ne concernait que les actifs financiers et laissait de côté un pan entier du patrimoine des particuliers et des investisseurs.
L’immobilier, un angle mort de la transparence fiscale internationale
Jusqu’à présent, les biens immobiliers détenus à l’étranger n’étaient pas couverts par un échange automatique d’informations.
Les administrations fiscales ne pouvaient accéder à ces données qu’au moyen de contrôles ciblés, de demandes ponctuelles ou de dénonciations. Cette situation a créé une véritable zone d’ombre dans la lutte contre la fraude.
L’immobilier constitue pourtant un support privilégié pour la dissimulation de patrimoine et pour certaines opérations de blanchiment.
Acquisition via des sociétés écrans, détention indirecte, revenus locatifs non déclarés, plus values dissimulées, financement opaque : les montages immobiliers internationaux peuvent rapidement devenir complexes et difficiles à tracer.
Face à ce constat, les États ont souhaité étendre les mécanismes de transparence existants à l’immobilier afin de combler cette lacune.
Un nouvel accord international pour les biens immobiliers
Sous l’impulsion de l’OCDE, un nouvel accord multilatéral entre autorités compétentes a été élaboré afin d’organiser l’échange automatique de renseignements déjà disponibles sur les biens immobiliers à des fins fiscales.
La France fait partie des premiers États signataires de cet accord, aux côtés de nombreux pays européens. L’objectif est clair : permettre aux administrations fiscales d’identifier les biens immobiliers détenus par leurs résidents à l’étranger et de vérifier la cohérence des déclarations fiscales associées.
Les informations échangées pourront porter sur la localisation des biens, leur nature, leur mode de détention, ainsi que sur les opérations de cession et les revenus générés.
Il ne s’agit pas de créer de nouvelles obligations déclaratives immédiates mais de mutualiser les informations déjà détenues par les administrations locales.
À terme, ces échanges devraient devenir réguliers et systématiques, selon un calendrier annuel comparable à celui des échanges portant sur les comptes bancaires.
Quels impacts pour les contribuables et les professionnels
Pour les particuliers, cette évolution signifie que la détention d’un bien immobilier à l’étranger deviendra de plus en plus difficile à dissimuler.
Les administrations fiscales disposeront d’une vision plus complète du patrimoine global et seront en mesure de détecter les incohérences entre les déclarations de revenus, l’impôt sur la fortune immobilière et les flux financiers observés.
Pour les professionnels du crédit, de l’assurance, de l’immobilier et du conseil, les conséquences sont tout aussi importantes.
L’extension de la transparence renforce mécaniquement les obligations de vigilance, de connaissance client et de détection des opérations atypiques.
Un financement immobilier international, un rachat de crédit adossé à un bien situé à l’étranger, une restructuration patrimoniale impliquant plusieurs juridictions sont autant de situations qui devront être analysées avec un regard renforcé sur les risques de blanchiment et de financement du terrorisme.
Immobilier et blanchiment, un lien étroit sous surveillance accrue
Le secteur immobilier est reconnu depuis longtemps comme un vecteur potentiel de blanchiment d’argent.
Les montants élevés, la relative stabilité des actifs et la possibilité de recourir à des structures juridiques complexes en font un outil attractif pour dissimuler l’origine de fonds illicites.
L’extension de l’échange automatique d’informations aux biens immobiliers s’inscrit dans une logique cohérente avec les directives européennes et les recommandations internationales en matière de LCB FT.
Elle vise à renforcer la traçabilité des flux financiers et à limiter les possibilités d’utilisation abusive de l’immobilier à des fins frauduleuses.
Les professionnels assujettis aux obligations LCB FT sont en première ligne. Ils doivent être capables d’identifier les signaux faibles, de comprendre les schémas de détention complexes et de mettre en œuvre des mesures de vigilance adaptées.
Un renforcement des obligations de conformité
Cette évolution réglementaire confirme une tendance de fond : la conformité n’est plus un simple cadre théorique mais un élément central de l’activité quotidienne des professionnels.
La responsabilité individuelle et collective des acteurs du marché est de plus en plus engagée.
La connaissance des dispositifs internationaux, la compréhension des mécanismes d’échange d’informations et la maîtrise des obligations LCB FT deviennent indispensables pour sécuriser les dossiers et protéger les structures professionnelles.
Ignorer ces évolutions expose à des risques multiples : sanctions administratives, sanctions pénales, atteinte à la réputation, remise en cause de l’agrément ou du statut professionnel.
Se former à la lutte contre le blanchiment d’argent
Dans ce contexte de durcissement réglementaire et de coopération internationale accrue, la formation LCB FT devient un levier stratégique.
Comprendre les enjeux de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ne relève plus d’une simple obligation réglementaire mais d’une véritable compétence professionnelle.
La formation LCB FT permet d’acquérir une vision claire des risques, des obligations et des bonnes pratiques.
Elle aide à identifier les opérations sensibles, à adapter le niveau de vigilance et à sécuriser les processus internes.
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À l’heure où la transparence fiscale s’étend aux biens immobiliers et où les échanges d’informations se multiplient, se former à la LCB FT n’est plus une option.
C’est une condition essentielle pour exercer durablement son activité, protéger ses clients et préserver la crédibilité de la profession.
Pour aller plus loin sur ces sujets, vous pouvez consulter
https://www.actu-juridique.fr
https://www.oecd.org
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Conclusion : se préparer dès maintenant
Au vu de la volonté du législateur, suivre une formation lutte contre le blanchiment pour renforcer la vigilance des IOBSP face aux fraudes.
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