LCB-FT : le décret du 24 avril 2026 rend la formation incontournable pour les courtiers
La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme franchit une nouvelle étape en 2026.
Avec le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026, le cadre réglementaire évolue et impose des exigences beaucoup plus concrètes en matière de formation des professionnels assujettis.
Pour les intermédiaires en crédit, les courtiers en assurance, les IOBSP ou encore les IAS, ce texte marque un tournant.
La formation LCB-FT n’est plus simplement une obligation de principe. Elle devient une exigence opérationnelle, contrôlable et traçable.
Dans cet article, nous allons voir ce que change réellement ce décret, ses implications concrètes et pourquoi il redéfinit les pratiques des professionnels du secteur.
Une obligation de formation désormais encadrée et contrôlée
Le Code monétaire et financier prévoyait déjà que les professionnels assujettis devaient être formés aux enjeux de la LCB-FT. Mais dans les faits, cette obligation restait parfois floue dans sa mise en œuvre.
Le décret du 24 avril 2026 vient combler ce manque de précision.
Il impose clairement que les personnes concernées suivent une formation sur leurs obligations en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Cette formation n’est plus laissée à l’appréciation de chacun. Elle doit répondre à des critères précis et être vérifiable.
L’objectif est simple. Faire de la formation un outil réel de prévention et non plus une simple formalité administrative.
Une formation obligatoire dès l’embauche
C’est l’un des changements majeurs du texte.
Désormais, tout collaborateur concerné par les obligations LCB-FT doit être formé dès son arrivée dans l’entreprise. Il ne s’agit plus d’attendre une session annuelle ou une mise à niveau ultérieure.
La formation devient une étape intégrée au processus d’intégration.
Cela concerne notamment :
- les conseillers commerciaux
- les courtiers
- les gestionnaires
- les fonctions support impliquées dans la relation client ou le traitement des dossiers
L’idée est d’éviter toute période pendant laquelle un collaborateur pourrait intervenir sans avoir connaissance des règles LCB-FT.
Pour les entreprises, cela implique de structurer un parcours d’intégration incluant systématiquement ce module.
Une formation continue indispensable
Le décret ne se limite pas à l’entrée dans l’entreprise.
Il rappelle également que la formation doit être continue. Les règles évoluent, les typologies de fraude aussi. Les professionnels doivent donc être régulièrement mis à jour.
Cette logique de formation continue s’inscrit dans une démarche globale de conformité. Elle permet de maintenir un niveau de vigilance adapté aux risques.
Concrètement, cela signifie que les entreprises doivent prévoir des sessions régulières, adaptées à leur activité et à leur exposition aux risques.
Une formation adaptée au profil de risque
Autre point essentiel. La formation ne peut plus être standardisée.
Elle doit être adaptée :
- à la nature de l’activité
- aux produits distribués
- au profil des clients
- aux risques identifiés
Un courtier en rachat de crédits ne sera pas exposé aux mêmes risques qu’un professionnel de l’immobilier ou qu’un intermédiaire en assurance vie.
La formation doit donc être construite en fonction de ces spécificités.
Cette exigence renforce le rôle des organismes de formation spécialisés, capables de proposer des contenus réellement opérationnels.
Une obligation de traçabilité renforcée
C’est probablement le point le plus structurant du décret.
Les entreprises doivent désormais être en mesure de prouver que leurs collaborateurs ont bien été formés.
Cela passe par la constitution d’un dossier de formation comprenant :
- les dates de formation
- les contenus suivis
- les supports pédagogiques
- les attestations de participation
Et ce n’est pas tout.
Ces éléments doivent être conservés y compris après le départ du collaborateur.
Cette obligation de conservation change la logique. On ne parle plus seulement de former, mais de documenter et d’archiver.
En cas de contrôle, l’absence de preuve peut être assimilée à une absence de formation.
Des contrôles renforcés par les autorités
Le décret rappelle que le respect de ces obligations est contrôlé par les autorités compétentes, notamment l’ACPR.
La formation devient donc un élément à part entière de la conformité réglementaire.
Lors d’un contrôle, les autorités pourront vérifier :
- l’existence d’un dispositif de formation
- la cohérence des contenus
- la régularité des sessions
- la traçabilité des actions
Cela implique une professionnalisation des pratiques internes.
Un impact direct pour les courtiers et intermédiaires
Pour les professionnels du courtage en crédit et en assurance, ce décret a des conséquences immédiates.
La LCB-FT est déjà au cœur de leur activité. Mais désormais, la formation devient un pilier structurant de leur organisation.
Cela implique :
- de formaliser un processus d’intégration incluant la formation LCB-FT
- de mettre en place un plan de formation continue
- de structurer un système d’archivage des preuves
- de s’assurer de l’adéquation des contenus aux risques réels
Pour les réseaux, les cabinets et les indépendants, c’est une évolution importante.
Une opportunité pour se professionnaliser
Au-delà de la contrainte réglementaire, ce décret doit aussi être vu comme une opportunité.
Une formation LCB-FT bien conçue permet :
- de sécuriser les pratiques
- de réduire les risques opérationnels
- de renforcer la crédibilité auprès des partenaires bancaires et assureurs
- de valoriser l’expertise des équipes
Dans un environnement où les exigences de conformité ne cessent de croître, la formation devient un véritable levier de différenciation.
Le rôle clé des organismes de formation spécialisés
Face à ces nouvelles obligations, les professionnels ont besoin de solutions adaptées.
Mettre en place une formation conforme, pertinente et traçable ne s’improvise pas.
Les organismes spécialisés, comme Cibformation, ont un rôle essentiel à jouer. Ils permettent :
- de proposer des formations adaptées aux métiers du courtage
- de répondre aux exigences réglementaires
- de fournir les justificatifs nécessaires en cas de contrôle
- de mettre à jour régulièrement les contenus
Externaliser cette compétence peut être un choix stratégique pour gagner en sécurité et en efficacité.
Obligation de formation LCB-FT
Le décret du 24 avril 2026 marque une évolution majeure dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Il transforme la formation en une obligation concrète, immédiate et contrôlable.
Pour les professionnels du crédit et de l’assurance, il ne s’agit plus seulement de se conformer à une règle. Il s’agit de structurer une véritable culture de conformité au sein de leur organisation.
Anticiper ces obligations, s’équiper des bons outils et s’appuyer sur des formations adaptées devient indispensable.
C’est aussi une occasion de renforcer son professionnalisme et de sécuriser durablement son activité.
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