Formation IAS niveau 1 : 150 heures, programme, validation et obligations pour exercer en assurance
Vous souhaitez devenir courtier en assurance, créer votre cabinet ou recruter un collaborateur chargé de distribuer des contrats d’assurance ? La capacité professionnelle constitue l’une des premières conditions à vérifier.
Pour certaines catégories d’intermédiaires, le Code des assurances impose le niveau de capacité professionnelle le plus élevé : le niveau I.
Lorsqu’elle est acquise par la voie de la formation, la formation IAS niveau 1 repose sur un stage professionnel d’au moins 150 heures et sur un programme réglementaire couvrant cinq grandes unités de compétences.
Mais les 150 heures ne constituent qu’une partie des obligations.
Qui doit posséder le niveau I ? Quel est exactement le programme ? Comment la formation est-elle validée ? Existe-t-il une note minimale à obtenir ? Quels documents doivent être remis au stagiaire ? Un salarié peut-il commencer à vendre de l’assurance avant d’avoir obtenu sa capacité ? Combien de temps cette capacité reste-t-elle valable ? Quelles sont ensuite les obligations de formation continue ?
Ce guide Cibformation fait le point sur la formation IAS niveau 1 à partir du Code des assurances et des textes réglementaires en vigueur.
Qu’est-ce que la formation IAS niveau 1 ?
La formation IAS niveau 1 permet d’acquérir la capacité professionnelle exigée pour exercer certaines activités de distribution d’assurance.
Il ne s’agit pas d’un simple diplôme commercial.
La capacité professionnelle constitue une condition réglementaire d’accès ou d’exercice de certaines activités d’intermédiation et de distribution d’assurance.
Le Code des assurances prévoit plusieurs niveaux de capacité selon le statut de l’intermédiaire, les fonctions exercées et, dans certaines situations, la nature de l’activité.
Le niveau I constitue le niveau de capacité professionnelle le plus élevé.
Les règles relatives à cette capacité professionnelle figurent principalement aux articles R. 512-9 et suivants du Code des assurances. Le programme de formation est fixé par l’arrêté du 23 juin 2008 portant homologation des programmes minimaux de stage de formation des intermédiaires en assurance et des salariés de niveaux I et II. Cet arrêté demeure en vigueur.
Qui doit avoir la capacité professionnelle IAS niveau 1 ?
L’article R. 512-9 du Code des assurances permet d’identifier les professionnels soumis au niveau I.
Il vise notamment les intermédiaires mentionnés aux 1° et 2° du I de l’article R. 511-2.
Il s’agit principalement :
- des courtiers d’assurance ou de réassurance ;
- des agents généraux d’assurance.
Le niveau I concerne également les établissements de crédit et sociétés de financement visés par le texte ainsi que certains salariés exerçant des responsabilités particulières, notamment lorsqu’ils sont responsables d’un bureau de production ou chargés d’animer un réseau de production.
Il ne faut donc pas considérer que tous les salariés d’un cabinet de courtage doivent obligatoirement suivre une formation IAS niveau 1 de 150 heures.
Le niveau de capacité doit être déterminé en fonction du statut, du poste occupé et des actes effectivement accomplis.
Courtier, agent général, mandataire : les niveaux ne sont pas identiques
Le Code des assurances distingue plusieurs catégories de distributeurs.
Les courtiers d’assurance et les agents généraux relèvent du niveau I dans les conditions prévues par l’article R. 512-9.
Les mandataires d’assurance et mandataires d’intermédiaires d’assurance relèvent, en principe, des dispositions de l’article R. 512-10 et du niveau II, sauf lorsqu’une autre disposition leur est applicable.
Certaines activités exercées à titre accessoire peuvent également relever d’exigences différentes prévues par l’article R. 512-12.
Cette distinction est importante.
Avant de choisir une formation IAS, il faut donc commencer par identifier précisément la catégorie d’intermédiaire et les fonctions qui seront réellement exercées.
La formation IAS niveau 1 dure au minimum 150 heures
Lorsqu’elle est obtenue par la voie de la formation, la capacité professionnelle de niveau I repose sur un stage professionnel.
L’article R. 512-9 prévoit que sa durée ne peut être inférieure à 150 heures.
Le texte permet notamment de réaliser ce stage auprès d’un centre de formation. Lorsqu’une personne souhaite accéder à l’activité de courtier en assurance ou en réassurance, elle peut choisir elle-même son centre de formation.
Les 150 heures représentent une durée minimale.
Mais une formation IAS niveau 1 ne peut pas être construite en choisissant librement 150 heures de contenus relatifs à l’assurance.
Un programme minimal national doit être respecté.
Quel est le programme de la formation IAS niveau 1 ?
L’arrêté du 23 juin 2008 prévoit que le candidat doit avoir suivi, durant les 150 heures, une formation lui permettant d’acquérir les connaissances correspondant à cinq unités réglementaires.
Unité 1 : les savoirs généraux
Cette première unité constitue le socle de la formation.
Elle permet notamment de comprendre le secteur de l’assurance, le fonctionnement des entreprises d’assurance, les mécanismes techniques et juridiques de l’opération d’assurance et les différentes catégories de contrats.
Elle aborde également l’intermédiation en assurance.
Le stagiaire doit notamment connaître les différentes catégories d’intermédiaires, leurs conditions d’accès et d’exercice, leurs responsabilités, les règles de distribution, les mécanismes de contrôle et les sanctions.
La relation avec le client occupe également une place importante : information, conseil, protection du consommateur, règlement des litiges et déontologie font partie des connaissances attendues.
Unité 2 : les assurances de personnes
Cette unité porte sur les principaux mécanismes de protection de la personne.
Le stagiaire étudie notamment les risques d’incapacité, d’invalidité, de décès et de dépendance ainsi que les mécanismes de complémentaire santé.
L’objectif est de comprendre les besoins auxquels répondent ces assurances, le fonctionnement des garanties et les principales caractéristiques des contrats.
Unité 3 : les assurances-vie et contrats de capitalisation
L’assurance-vie nécessite des connaissances plus larges que la seule compréhension du contrat.
Le programme aborde notamment l’environnement patrimonial du client, les régimes matrimoniaux, les successions, la retraite et la fiscalité.
Le stagiaire doit également comprendre le fonctionnement des contrats en euros et en unités de compte ainsi que les différentes étapes de la vie du contrat.
Unité 4 : les contrats collectifs
Cette unité est notamment consacrée à l’assurance de groupe et aux contrats collectifs.
Elle traite de l’adhésion, de l’information de l’adhérent, des cotisations et des prestations.
L’assurance emprunteur figure également dans cette unité, tout comme les contrats collectifs au profit des salariés, la retraite supplémentaire et la prévoyance complémentaire.
Unité 5 : les assurances de biens et de responsabilité
La dernière unité est consacrée aux assurances permettant de protéger les biens et de couvrir les responsabilités.
Elle aborde l’identification et l’appréciation du risque, les critères d’acceptation, la prévention ainsi que les principaux contrats.
L’assurance automobile, les contrats multirisques, la responsabilité civile, la protection juridique et différentes assurances professionnelles font notamment partie du programme.
Le stagiaire étudie également la tarification, le paiement des cotisations et le règlement des sinistres.
Les 150 heures doivent-elles être réparties selon un nombre d’heures précis par unité ?
C’est une différence importante avec certaines autres formations réglementaires.
L’arrêté impose bien une formation de 150 heures couvrant les cinq unités du programme de niveau I.
En revanche, il ne fixe pas dans son annexe une ventilation réglementaire imposant, par exemple, 30 heures pour l’unité 1, 40 heures pour l’unité 2 ou un autre volume déterminé pour chaque unité.
Il ne faut donc pas inventer une répartition horaire réglementaire qui ne figure pas dans le texte.
L’obligation porte sur une durée minimale totale de 150 heures et sur l’acquisition des connaissances correspondant aux cinq unités prévues par le programme national.
Comment valide-t-on la formation IAS niveau 1 ?
Le suivi des 150 heures ne constitue pas la seule exigence.
L’article R. 512-11 du Code des assurances prévoit expressément un contrôle des compétences.
Le stage doit permettre au stagiaire d’acquérir, avant l’exercice de l’activité d’intermédiation, des compétences juridiques, techniques, commerciales et administratives.
À l’issue du stage, les compétences acquises doivent faire l’objet d’un contrôle.
Les résultats de cette évaluation sont ensuite annexés au livret de stage.
Il existe donc bien une évaluation réglementaire de fin de formation.
Faut-il obtenir 70 % de bonnes réponses pour valider l’IAS niveau 1 ?
C’est un point sur lequel il faut être particulièrement précis.
Les textes réglementaires que nous avons vérifiés imposent un contrôle des compétences à l’issue du stage.
En revanche, ils ne fixent pas de seuil national de réussite de 70 % pour la formation IAS niveau 1.
Il ne faut donc pas transposer automatiquement les modalités applicables à d’autres formations réglementaires.
Un organisme de formation peut prévoir ses propres règles pédagogiques d’évaluation et déterminer un seuil de réussite dans le cadre de son parcours.
Mais il faut alors distinguer cette règle interne de ce qui est expressément imposé par le Code des assurances.
L’article R. 512-11 impose le contrôle des compétences et la conservation de ses résultats. Il ne fixe pas lui-même un pourcentage minimal de bonnes réponses.
Quels documents reçoit-on à la fin de la formation IAS niveau 1 ?
C’est un point essentiel, car la capacité professionnelle doit pouvoir être justifiée.
Le Code des assurances prévoit précisément les documents permettant de justifier de la capacité professionnelle.
Pour un candidat ayant suivi le stage professionnel de niveau I, le livret de stage constitue un document essentiel.
L’article R. 514-4 prévoit que ce livret est signé par les personnes auprès desquelles le stage a été effectué.
Les résultats du contrôle des compétences doivent être annexés au livret.
Le texte précise également que celui-ci doit être remis à son titulaire « dans les plus brefs délais ».
L’article R. 514-5 prévoit par ailleurs que l’attestation de formation est signée par la personne responsable de la formation et remise au titulaire à l’issue de celle-ci.
Le stagiaire doit donc conserver soigneusement ses justificatifs de formation et notamment son livret de stage accompagné des résultats du contrôle des compétences.
À quoi sert le livret de stage IAS ?
Le livret de stage n’est pas un simple document pédagogique.
Il permet de justifier réglementairement de la capacité professionnelle acquise par la voie de la formation.
L’article R. 514-3 prévoit en effet que la capacité professionnelle peut être justifiée, selon la situation, par différents documents : livret de stage, attestation de formation, attestation de fonctions, diplôme, titre ou certificat.
Pour un futur courtier, ces justificatifs prennent notamment toute leur importance lors des démarches nécessaires à l’exercice de l’activité.
La formation IAS niveau 1 est-elle un diplôme ?
Non.
Il convient de distinguer la capacité professionnelle IAS d’un diplôme ou d’une certification professionnelle.
La formation IAS niveau 1 permet de satisfaire à une exigence réglementaire de capacité professionnelle lorsqu’elle est suivie et justifiée dans les conditions prévues par le Code des assurances.
Elle ne constitue pas, par elle-même, un diplôme universitaire ou un titre RNCP.
Cette distinction explique également pourquoi le Code prévoit plusieurs voies différentes permettant d’obtenir le niveau I.
Existe-t-il d’autres moyens d’obtenir la capacité IAS niveau 1 ?
Oui.
La formation de 150 heures n’est pas la seule voie.
L’article R. 512-9 prévoit plusieurs possibilités.
La capacité peut notamment être justifiée par :
- un stage professionnel d’au moins 150 heures ;
- deux années d’expérience en qualité de cadre dans une fonction relative à la production ou à la gestion de contrats d’assurance ou de capitalisation ;
- quatre années d’expérience dans une telle fonction ;
- la possession de certains diplômes, titres ou certificats figurant sur la liste réglementaire.
Une personne disposant déjà de l’expérience ou du diplôme requis n’a donc pas nécessairement besoin de suivre les 150 heures pour justifier du niveau I.
Un salarié peut-il commencer à commercialiser des assurances avant d’avoir obtenu sa capacité ?
C’est une question particulièrement importante pour les employeurs.
Et le régime applicable à l’assurance doit être distingué de celui applicable à d’autres professions réglementées.
L’article R. 512-11 indique que le stage a pour objet de permettre d’acquérir les compétences « préalablement à l’exercice de l’activité d’intermédiation ».
L’ACPR est encore plus explicite.
Dans sa FAQ destinée aux intermédiaires d’assurance, elle répond « Non » à la question de savoir si les personnels peuvent commencer à commercialiser des contrats avant de justifier de la capacité professionnelle adéquate.
Elle précise qu’un salarié qui ne possède pas la capacité professionnelle requise ne peut pas commercialiser des contrats d’assurance en autonomie tant que cette situation n’a pas été régularisée.
L’ACPR rappelle également que l’employeur doit vérifier la capacité professionnelle dès le recrutement.
Existe-t-il un délai de six mois pour passer sa formation IAS ?
Il ne faut pas appliquer à l’IAS les règles propres à l’IOBSP.
Nous n’avons pas identifié dans les dispositions applicables à l’IAS niveau I de délai général de six mois permettant à un nouveau salarié de commercialiser en autonomie tout en préparant sa capacité professionnelle.
L’ACPR indique au contraire que la capacité doit être vérifiée dès le recrutement et qu’en son absence le salarié ne peut commercialiser seul des contrats d’assurance.
Il existe bien, dans le Code des assurances, certaines références à une expérience de six mois pour des situations particulières relevant de l’article R. 512-12, notamment certaines distributions à titre accessoire.
Mais cette disposition ne constitue pas un délai général accordé à un salarié devant obtenir le niveau I.
Quels actes sont considérés comme de la distribution d’assurance ?
La notion est relativement large.
L’article R. 511-1 considère notamment comme présentation, proposition ou aide à la conclusion le fait de solliciter ou recueillir la souscription d’un contrat ou d’exposer, oralement ou par écrit, les conditions de garantie à un souscripteur potentiel en vue de cette souscription.
Les travaux préparatoires comprennent également certains travaux d’analyse et de conseil réalisés en vue de la présentation, de la proposition ou de la conclusion d’un contrat.
Il ne faut donc pas limiter la distribution d’assurance au seul fait de faire signer un contrat.
Tous les salariés d’un courtier doivent-ils être titulaires d’une capacité professionnelle ?
Non.
Il faut regarder les fonctions réellement exercées.
Un salarié exerçant uniquement des fonctions administratives sans participer directement ou indirectement à la distribution ne se trouve pas dans la même situation qu’un conseiller qui analyse les besoins d’un client, lui présente des garanties ou l’accompagne dans la souscription.
L’ACPR précise ainsi que les personnels qui ne réalisent aucun acte de distribution, même indirectement, ne sont pas soumis aux conditions de capacité professionnelle.
Pour un cabinet de courtage, les fiches de poste ont donc une réelle importance.
Elles permettent notamment d’identifier les fonctions exercées et le niveau de capacité correspondant.
Qui doit contrôler la capacité professionnelle des salariés ?
La responsabilité ne repose pas uniquement sur le salarié.
L’ACPR rappelle que la personne ayant des salariés sous son autorité doit veiller au respect des conditions de capacité professionnelle et que cette capacité doit être vérifiée dès le recrutement.
Pour les courtiers soumis à l’adhésion à une association professionnelle agréée, le dispositif va encore plus loin.
L’article R. 513-8 prévoit que l’association s’assure que le personnel concerné de ses membres respecte les conditions de capacité professionnelle.
Le courtier doit notamment pouvoir tenir à disposition les fiches de poste ainsi que les copies des diplômes, titres, certificats, attestations, livrets de stage et attestations de fonctions.
La capacité professionnelle est donc une obligation qui doit pouvoir être documentée.
Quels sont les risques à faire exercer un salarié sans la capacité professionnelle requise ?
Le premier risque est réglementaire.
Permettre à une personne de réaliser des actes de distribution alors qu’elle ne satisfait pas aux exigences de capacité constitue un manquement aux règles professionnelles applicables à la distribution d’assurance.
Cette situation peut être relevée lors des contrôles de l’ACPR.
Elle peut également être détectée dans le cadre des vérifications réalisées par l’association professionnelle agréée du courtier, puisque celle-ci contrôle les conditions de capacité professionnelle de ses membres et de leur personnel concerné.
Il ne s’agit donc pas d’une simple irrégularité administrative.
Existe-t-il des sanctions pour défaut de capacité professionnelle ?
Oui. Des décisions disciplinaires de l’ACPR ont déjà examiné la commercialisation de contrats d’assurance par des personnes qui ne disposaient pas encore de la capacité professionnelle requise.
La décision concernant Ufifrance Patrimoine, rendue par la Commission des sanctions de l’ACPR le 15 avril 2016, est particulièrement intéressante sur cette problématique.
La Commission a notamment examiné les conditions dans lesquelles des stagiaires intervenaient auprès des clients avant de disposer de la capacité requise.
Cette décision montre que l’ACPR peut examiner très concrètement la réalité des missions confiées : prospection, rendez-vous, présentation de produits, travaux préparatoires et degré d’autonomie du collaborateur.
Il faut toutefois être prudent lorsqu’on cite le montant global d’une sanction disciplinaire : une décision peut retenir plusieurs griefs. Il serait donc incorrect d’attribuer automatiquement l’intégralité d’une sanction pécuniaire au seul défaut de capacité professionnelle.
Cette jurisprudence disciplinaire confirme néanmoins que la question de la capacité professionnelle est effectivement contrôlée par l’ACPR et peut donner lieu à sanction.
L’absence de capacité entraîne-t-elle automatiquement la nullité du contrat d’assurance ?
Nous n’avons identifié aucun texte prévoyant que l’absence de capacité professionnelle du distributeur entraîne automatiquement la nullité du contrat d’assurance conclu avec le client.
Il ne faut donc pas présenter la nullité comme une conséquence automatique.
Les conséquences doivent être appréciées selon les circonstances : contrôle réglementaire, procédure disciplinaire et, éventuellement, responsabilité civile si un préjudice et un lien avec une faute peuvent être établis.
En l’absence de texte ou de jurisprudence établissant une nullité automatique sur ce seul fondement, il serait juridiquement imprudent de l’affirmer.
Combien de temps la capacité IAS niveau 1 est-elle valable ?
Les dispositions examinées ne prévoient pas de durée de validité limitée de la capacité professionnelle de niveau I acquise conformément aux règles du Code des assurances.
Il n’existe donc pas de mécanisme imposant de recommencer périodiquement les 150 heures de formation initiale.
Mais cela ne signifie pas qu’un professionnel en activité n’a plus aucune obligation de formation.
Une fois en activité, une obligation distincte apparaît : la formation et le développement professionnels continus issus de la directive sur la distribution d’assurances, couramment appelée DDA.
Un IAS en activité doit suivre 15 heures de formation continue par an
L’article R. 512-13-1 du Code des assurances fixe une durée minimale de formation ou de développement professionnels continus de 15 heures par année.
Ces 15 heures doivent permettre d’actualiser régulièrement les compétences nécessaires aux fonctions exercées.
La formation doit donc être cohérente avec :
- la nature des produits distribués ;
- les modes de distribution utilisés ;
- les fonctions réellement exercées par le professionnel.
Contrairement à la formation initiale, le Code précise expressément que cette formation continue peut être dispensée en présentiel ou à distance.
Elle peut également être organisée en une ou plusieurs séquences, consécutives ou non.
L’employeur doit pouvoir prouver les 15 heures de formation continue
L’obligation ne consiste pas simplement à déclarer que les collaborateurs ont été formés.
L’entreprise doit être capable de produire une véritable traçabilité.
Pour chaque formation, elle doit pouvoir identifier notamment :
- l’entité ayant délivré la formation ;
- la date ;
- la durée ;
- les modalités de réalisation ;
- les thèmes traités.
Cette obligation concerne l’entreprise elle-même et les membres de son personnel soumis à la formation continue.
Les associations professionnelles agréées contrôlent également le respect de cette obligation auprès de leurs membres.
Elles peuvent demander la liste nominative des salariés concernés, leur poste, le nombre d’heures suivies et les thèmes des formations réalisées.
Formation IAS niveau 1 et formation DDA : quelle différence ?
Ces deux formations ne doivent pas être confondues.
La formation IAS niveau 1 constitue une voie d’acquisition de la capacité professionnelle permettant d’accéder à certaines activités de distribution d’assurance.
Elle comporte au minimum 150 heures.
La formation DDA intervient ensuite dans le cadre du maintien et de l’actualisation des compétences des professionnels en activité.
Elle représente au minimum 15 heures par année.
On peut donc résumer ainsi :
| Formation | Objectif | Durée |
|---|---|---|
| IAS niveau 1 | Acquérir la capacité professionnelle | 150 h minimum |
| DDA | Maintenir et actualiser les compétences | 15 h minimum par an |
La formation initiale permet donc d’accéder à l’activité. La formation continue accompagne ensuite le professionnel tout au long de son activité.
FAQ sur la formation IAS niveau 1
La formation IAS niveau 1 est-elle obligatoire pour devenir courtier en assurance ?
Le courtier doit justifier de la capacité professionnelle de niveau I. En revanche, les 150 heures de formation ne constituent pas l’unique voie permettant de l’obtenir. Le Code des assurances prévoit également certaines voies par l’expérience professionnelle ou par le diplôme.
Combien de temps dure la formation IAS niveau 1 ?
La durée minimale du stage professionnel permettant d’obtenir le niveau I est de 150 heures.
Existe-t-il un examen à la fin de la formation ?
Oui. Les compétences acquises doivent faire l’objet d’un contrôle à l’issue du stage. Les résultats sont annexés au livret de stage.
Faut-il obtenir 70 % pour réussir ?
Nous n’avons identifié aucun seuil réglementaire national de 70 % dans les textes encadrant la formation IAS niveau 1. Le Code impose un contrôle des compétences, mais l’article R. 512-11 ne fixe pas de pourcentage de réussite.
Quels documents faut-il conserver ?
Le livret de stage est essentiel. Les résultats du contrôle des compétences doivent y être annexés. Le Code prévoit également l’attestation de formation parmi les justificatifs de capacité professionnelle.
Un nouveau salarié dispose-t-il de six mois pour passer son IAS ?
Il n’existe pas de délai général de six mois comparable à celui que l’on peut rencontrer dans une autre réglementation professionnelle. L’ACPR indique que la capacité professionnelle doit être vérifiée dès le recrutement et qu’un salarié ne disposant pas de la capacité adéquate ne peut pas commercialiser des contrats en autonomie.
La capacité IAS niveau 1 expire-t-elle ?
Les textes examinés ne prévoient pas de date d’expiration de la capacité initiale. En revanche, le professionnel exerçant la distribution est ensuite soumis à l’obligation de formation continue applicable à son activité.
Faut-il refaire les 150 heures chaque année ?
Non. Il ne faut pas confondre la formation initiale de 150 heures avec la formation continue. En activité, l’obligation est au minimum de 15 heures de formation ou de développement professionnels continus par année.
Les 15 heures DDA peuvent-elles être réalisées à distance ?
Oui. L’article R. 512-13-1 prévoit expressément que la formation continue peut être dispensée en présentiel ou à distance et organisée en plusieurs séquences.
Un salarié administratif doit-il suivre une formation IAS ?
Pas nécessairement. La nécessité d’une capacité professionnelle dépend des fonctions exercées. Un salarié qui ne participe pas à la distribution d’assurance n’est pas dans la même situation qu’un collaborateur qui analyse les besoins, conseille le client ou présente un contrat.
Formation IAS niveau 1 : une véritable condition d’exercice professionnel
La formation IAS niveau 1 ne doit pas être considérée comme une simple formalité permettant d’obtenir un document pour l’ORIAS.
Elle répond à une logique de protection du client.
Le professionnel qui distribue des assurances doit comprendre les produits qu’il propose, identifier les besoins du client, connaître les règles qui encadrent la distribution et être capable d’expliquer les garanties ainsi que leurs limites.
C’est pourquoi le programme réglementaire couvre aussi bien les savoirs généraux que les assurances de personnes, l’assurance-vie, les contrats collectifs et les assurances de biens et de responsabilité.
Pour les employeurs, la vigilance doit commencer dès le recrutement.
La capacité professionnelle correspondant au poste doit être identifiée et vérifiée. Les justificatifs doivent être conservés. Les salariés ne disposant pas encore de la capacité adéquate ne peuvent pas être placés en situation de commercialiser seuls des contrats d’assurance.
Enfin, l’obtention du niveau I ne marque pas la fin de la formation du professionnel.
Lorsqu’il exerce une activité de distribution, ses connaissances doivent être régulièrement actualisées grâce à l’obligation annuelle de formation continue de 15 heures.
La compétence professionnelle en assurance doit ainsi être envisagée comme un parcours : une capacité initiale permettant d’accéder à l’activité, puis une actualisation permanente des connaissances pendant toute la durée de l’exercice professionnel.
C’est précisément l’objectif des parcours proposés par Cibformation : permettre aux futurs professionnels d’acquérir leur capacité IAS dans le respect du programme réglementaire, mais également accompagner les intermédiaires en activité dans l’actualisation régulière de leurs compétences.
Formation IAS niveau 1 pour devenir courtier en assurance
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