S’ouvre dans un nouvel onglet
Logo CIB Formation
formation iobsp,*150 h,pourquoi

Pourquoi 150 heures de formation IOBSP sont-elles obligatoires ?

Pourquoi la formation IOBSP dure-t-elle 150 heures ? Une obligation héritée de l’histoire de l’assurance

150 heures de formation pour devenir courtier en crédit immobilier ou en regroupement de crédits. Pour certains candidats, cette durée peut sembler importante. Pour d’autres, notamment ceux qui possèdent déjà une expérience commerciale ou bancaire, elle peut même paraître excessive.

C’est une remarque que nous entendons régulièrement chez Cibformation.

  • Mais pourquoi précisément 150 heures ?
  • Pourquoi le législateur a-t-il retenu cette durée pour accéder à la capacité professionnelle IOBSP de niveau 1 ?

Pour comprendre, il faut revenir plusieurs décennies en arrière, à une époque où les formations à distance n’existaient pas et où l’apprentissage du métier d’intermédiaire financier passait souvent par un stage en entreprise.

Car les 150 heures de formation IOBSP ne sont pas apparues par hasard. Elles s’inscrivent dans une histoire réglementaire plus ancienne, largement marquée par les règles applicables aux intermédiaires en assurance.

Avant les IOBSP, les intermédiaires en assurance devaient déjà apprendre leur métier

Bien avant la création du statut réglementé d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement, les professionnels de l’assurance étaient soumis à des exigences de capacité professionnelle.

Dans les années 1980 et 1990, l’une des possibilités pour accéder à certaines fonctions consistait à suivre un stage auprès d’une compagnie d’assurance, d’un courtier ou d’un professionnel habilité.

Les durées variaient selon les fonctions et les réglementations applicables. Certaines formations représentaient plusieurs semaines de présence en entreprise.

Les professionnels de cette époque se souviennent peut-être du fameux livret de stage, parfois surnommé le « livret jaune ».

Ce document permettait de retracer l’apprentissage et de justifier des connaissances acquises.

Il fallait trouver une structure d’accueil, se rendre disponible, suivre les enseignements et faire valider son parcours.

Pour une personne déjà en activité ou souhaitant se reconvertir, ces contraintes pouvaient être importantes.

Il ne suffisait pas de consacrer du temps à la formation. Il fallait également pouvoir s’absenter de son travail et parfois se déplacer pendant plusieurs semaines.

L’objectif du législateur était pourtant parfaitement compréhensible : éviter qu’une personne puisse distribuer des contrats d’assurance sans posséder les connaissances nécessaires.

En 2012, le législateur organise la profession d’IOBSP sur un modèle déjà connu

Le véritable tournant intervient avec la loi du 22 octobre 2010 de régulation bancaire et financière, puis le décret n° 2012-101 du 26 janvier 2012.

Ces textes structurent le statut des intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement.

Ils organisent notamment les catégories professionnelles, les conditions d’accès à l’activité, les exigences de capacité professionnelle et les règles de bonne conduite.

Pour les professionnels de l’assurance qui connaissent déjà les obligations applicables aux IAS, cette réglementation présente un air de famille.

On retrouve une organisation en niveaux de capacité, la reconnaissance de l’expérience professionnelle et des diplômes, ainsi qu’un parcours de formation réglementaire.

Et surtout, pour le niveau 1, on retrouve cette durée de 150 heures.

Le rapprochement avec le dispositif des intermédiaires en assurance est particulièrement frappant.

Le législateur et le pouvoir réglementaire ont ainsi retenu, pour les IOBSP, une architecture comparable à celle qui existait déjà dans le secteur de l’assurance.

Il serait toutefois excessif d’affirmer que les textes de 2012 reconnaissent expressément avoir copié la réglementation IAS. Les similitudes sont incontestables, mais les travaux réglementaires consultés ne permettent pas d’établir formellement une transposition directe.

Cette proximité n’en reste pas moins révélatrice d’une même philosophie : avant de proposer un produit financier à un consommateur, il faut disposer d’une compétence professionnelle vérifiable.

Le décret de 2012 prévoit ainsi, dans sa rédaction initiale, une formation de 150 heures pour le niveau 1, de 80 heures pour le niveau 2 et une formation adaptée pour le niveau 3.

Pourquoi avoir retenu précisément 150 heures pour la formation IOBSP ?

Le choix de cette durée correspond à une volonté de donner aux futurs intermédiaires une base de connaissances suffisamment large.

Le métier de courtier ne consiste pas simplement à transmettre un dossier à une banque.

Il faut comprendre les mécanismes du crédit, connaître les obligations légales, apprécier la situation financière de l’emprunteur, expliquer les caractéristiques des financements et mesurer les conséquences de l’endettement.

  • Un courtier en crédit immobilier doit notamment maîtriser les garanties, les conditions de financement, les règles de protection des emprunteurs et les obligations d’information.
  • Un professionnel du regroupement de crédits doit également comprendre les mécanismes de restructuration de l’endettement, les risques associés aux opérations et les conséquences d’un allongement de la durée de remboursement.

Ces compétences ne s’improvisent pas.

L’arrêté du 4 avril 2012 est venu préciser le contenu de la formation IOBSP, avec un tronc commun et des modules spécialisés couvrant les différentes activités de financement.

Les programmes ont ensuite évolué pour tenir compte des modifications réglementaires et des exigences propres au crédit immobilier.

Il est important de rappeler que les 150 heures constituent la durée du parcours réglementaire de niveau 1 par la voie de la formation. Elles ne sont pas systématiquement imposées à tous les professionnels.

Selon leur situation, certains candidats peuvent justifier de leur capacité par un diplôme ou une expérience professionnelle répondant aux conditions prévues par le Code monétaire et financier.

Hier, il fallait trouver un maître de stage. Aujourd’hui, il suffit de pouvoir organiser son temps

C’est probablement l’évolution la plus importante pour les personnes qui souhaitent entrer dans la profession.

Imaginons un salarié qui, dans les années 1990, souhaitait devenir intermédiaire en assurance.

S’il devait suivre un stage professionnel, il lui fallait trouver une entreprise acceptant de l’accueillir, organiser son absence et se rendre disponible pendant toute la durée de la formation.

Pour certains, cela représentait un véritable obstacle.

Aujourd’hui, un candidat souhaitant obtenir sa capacité IOBSP de niveau 1 peut suivre une formation à distance auprès d’un organisme spécialisé.

Grâce aux plateformes e-learning, il peut organiser son apprentissage en fonction de ses contraintes personnelles et professionnelles.

  • Il peut étudier le soir, pendant ses jours de repos ou à des horaires compatibles avec son activité.
  • Il n’est plus nécessaire de trouver un courtier disposé à l’accueillir pendant plusieurs semaines.

Cette évolution représente un progrès considérable dans l’accès aux professions réglementées.

La durée de formation demeure, mais les contraintes matérielles ont été largement réduites.

Et c’est une différence que l’on oublie parfois lorsque l’on considère les 150 heures comme une obligation trop lourde.

Les 150 heures peuvent sembler fastidieuses, mais elles sont aujourd’hui beaucoup plus accessibles

Chez Cibformation, nous savons parfaitement qu’une formation de 150 heures demande un investissement personnel important.

Certains modules peuvent paraître théoriques. Les aspects juridiques sont parfois complexes. Les obligations réglementaires peuvent sembler éloignées de la pratique commerciale quotidienne.

Il serait inutile de prétendre que chaque heure de formation présente le même intérêt immédiat pour tous les stagiaires.

Un ancien conseiller bancaire n’aura pas les mêmes besoins qu’une personne qui découvre totalement le crédit.

Mais l’organisme de formation doit respecter un programme réglementaire et une durée de formation.

Il ne peut pas décider de supprimer des parties du parcours simplement parce qu’elles semblent moins attractives.

Cette exigence peut être contraignante. Elle constitue aussi une garantie pour le stagiaire, pour les établissements bancaires et pour les futurs clients.

La véritable question n’est donc pas de savoir comment réduire artificiellement les 150 heures, mais comment rendre leur apprentissage plus efficace.

C’est tout l’intérêt de combiner des contenus e-learning, des exemples concrets, des évaluations et des échanges avec des formateurs.

L’objectif est de transformer une obligation réglementaire en connaissances réellement utiles dans l’exercice quotidien du métier.

Une formation qui protège aussi le futur courtier

On présente souvent la formation IOBSP comme une mesure destinée à protéger les consommateurs.

C’est naturellement l’un de ses principaux objectifs.

Mais elle protège également le professionnel.

Un courtier insuffisamment formé peut commettre des erreurs importantes.

Il peut mal expliquer le fonctionnement d’un crédit, négliger certaines obligations d’information, proposer un financement inadapté ou ne pas mesurer les conséquences d’une opération sur la situation financière de son client.

Ces erreurs peuvent engager sa responsabilité professionnelle.

Dans le regroupement de crédits, les enjeux sont particulièrement sensibles.

Les clients présentent parfois des situations financières fragiles. Une opération mal analysée peut avoir des conséquences durables sur leur budget et leur patrimoine.

La connaissance des produits, de la réglementation et des risques constitue donc une véritable protection pour le courtier.

Elle lui permet de mieux exercer son devoir de conseil, de justifier ses recommandations et de sécuriser ses interventions.

La formation ne supprime évidemment pas tous les risques professionnels. Mais elle contribue à réduire les erreurs liées à une méconnaissance du métier.

Le e-learning a modernisé la formation, sans supprimer les exigences réglementaires

La dématérialisation des formations a profondément transformé le secteur.

Là où il fallait autrefois mobiliser une entreprise d’accueil et organiser un stage en présentiel, les technologies numériques permettent désormais de diffuser des contenus pédagogiques structurés à un grand nombre de stagiaires.

Mais attention : une formation à distance ne signifie pas une formation sans contrôle.

  • Le candidat doit suivre le parcours prévu et satisfaire aux modalités d’évaluation des connaissances.
  • L’organisme de formation doit pouvoir justifier du contenu dispensé, du suivi pédagogique et des résultats obtenus.

Le décret du 26 janvier 2012 prévoyait déjà un contrôle des compétences et la remise d’une attestation ainsi que d’un livret de formation pour les niveaux concernés.

Le livret n’a donc pas totalement disparu de la logique réglementaire. C’est surtout sa présentation et la manière de suivre la formation qui ont évolué.

L’apprentissage s’est modernisé, mais le principe reste le même : la capacité professionnelle doit correspondre à une acquisition effective de connaissances.

La formation IOBSP de 150 heures : une contrainte devenue plus simple à respecter

Il est toujours possible de considérer que 150 heures représentent une durée importante. C’est vrai.

Mais il faut aussi mesurer le chemin parcouru depuis les anciens dispositifs de formation professionnelle.

À une époque, apprendre le métier pouvait nécessiter plusieurs semaines de présence dans une entreprise, avec toutes les difficultés d’organisation que cela impliquait.

Aujourd’hui, les outils numériques permettent de suivre un parcours réglementaire sans interrompre systématiquement son activité professionnelle.

Le candidat conserve une liberté d’organisation beaucoup plus importante.

Ce progrès ne doit pas conduire à banaliser l’obligation de formation.

Le crédit immobilier, le crédit à la consommation et le regroupement de crédits sont des opérations qui engagent parfois les finances d’un ménage pendant plusieurs décennies.

On ne devient pas un professionnel compétent simplement en obtenant une immatriculation à l’ORIAS.

On le devient en acquérant des connaissances, en développant son expérience et en continuant à se former tout au long de sa carrière.

Finalement, les 150 heures de formation IOBSP racontent une histoire assez proche de celle des intermédiaires en assurance.

Les méthodes ont changé, les outils ont évolué, mais la finalité demeure : permettre à des professionnels de maîtriser les opérations qu’ils proposent et de protéger les intérêts de leurs clients.

Et lorsque l’on se souvient des contraintes des anciens stages professionnels, la possibilité de suivre aujourd’hui une formation à distance apparaît moins comme une contrainte supplémentaire que comme une réelle avancée.

Se former à la capacité professionnelle IOBSP avec Cibformation

Cibformation accompagne les personnes qui souhaitent accéder aux métiers du courtage en crédit immobilier, du crédit à la consommation et du regroupement de crédits.

Nos parcours de formation IOBSP sont conçus pour répondre aux exigences réglementaires tout en facilitant l’apprentissage grâce aux outils numériques et à l’accompagnement pédagogique.

Que vous soyez en reconversion professionnelle, futur courtier ou salarié d’un établissement financier, découvrez nos formations IOBSP niveau 1, niveau 2 et niveau 3 sur Cibformation.fr.

Références réglementaires

Les principales références utilisées sont la loi n° 2010-1249 du 22 octobre 2010, le décret n° 2012-101 du 26 janvier 2012 et l’arrêté du 4 avril 2012 relatif aux programmes de formation IOBSP. Les textes historiques sont cités pour expliquer l’origine du dispositif, sans se substituer à la réglementation actuellement applicable.

Formation IOBSP pour devenir courtier

cib formation logo

Notre centre de formation est spécialisé pour les IOBSP et IAS

Nous dispensons une formation IOBSP et IAS Formule la plus complète avec un accompagnement personnalisé.

  • Depuis 2012, nous dispensons la formation IOBSP niveau 1, 2 et 3 ainsi que IAS et désormais une formation Loi ALUR.
  • Chaque stagiaire est suivi par une coordinatrice pédagogique qui vous accompagne du devis à la remise de votre attestation de formation.
  • La formation est débriefée par 2 jours de visio avec un courtier expérimenté. Le transfert hypothèque est abordé. Plébiscité par nos apprenants (voir les avis)

Nous proposons chaque année les formations continues obligatoires :

Pour plus de renseignements sur la formation, contactez-nous :

  • Téléphone au 04 77 32 38 00
  • Via notre site : Formation IOBSP/IAS
  • Mail : accueil@cibformation.fr
tarif formation iobsp

Centre certifié conformément au décret qualité N° 2015-790 du 25 juin 2015.

Nous avons reçu la certification QUALIOPI, au titre de la catégorie « Actions de formation ». Ainsi votre formation peut être prise en charge par un OPCO, CPF, France Travail, si elle est éligible. Nous sommes inscrits sur le catalogue qualité de France Travail.

Organisme de formation enregistré sous le numéro de déclaration d’activité 84 69 15242 69 auprès du préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’État.

CIB FORMATION – SARL au capital de 5 000 € – SIREN 831 272 273 – RCS Lyon – Code APE 85.59A Siège social : 14 rue Dedieu – 69100 Villeurbanne. Centre administratif : 4 rue Camille de Rochetaillée – 42000 Saint-Étienne – Tél. 04 77 32 38 00