S’ouvre dans un nouvel onglet
Logo CIB Formation
CPF 2027,libre choix,formation,reste à charge,350 €

CPF 2027 : vers la fin du libre choix de sa formation ?

CPF 2027 : reste à charge de 350 €, formations prioritaires… ce qui pourrait changer

Pendant longtemps, le principe du Compte personnel de formation était assez simple : vous travaillez, vous accumulez des droits et vous décidez, le moment venu, de les utiliser pour vous former.

Une langue étrangère, du management, une nouvelle compétence numérique, une certification professionnelle, un bilan de compétences… Le CPF avait justement été pensé pour donner davantage d’autonomie au salarié dans la construction de son parcours professionnel.

Mais ce modèle est en train d’évoluer.

Après l’instauration d’une participation financière obligatoire en 2024, puis son augmentation à 150 euros en 2026, le projet de budget 2027 pourrait aller beaucoup plus loin.

Le reste à charge pourrait atteindre 350 euros pour certaines formations. Mais surtout, l’État envisage de différencier les formations selon leur caractère prioritaire ou non et de vérifier davantage la cohérence entre la formation choisie et le projet professionnel du bénéficiaire.

Derrière une mesure présentée principalement comme budgétaire se cache donc une question beaucoup plus intéressante : sommes-nous progressivement en train de passer d’un CPF librement utilisé par son titulaire à un CPF orienté vers les besoins définis par les pouvoirs publics ?

CPF : de 0 à potentiellement 350 euros de participation

Le changement a été rapide.

Lors de la mise en place de la participation financière obligatoire en mai 2024, son montant avait été fixé à 100 euros.

Depuis le 1er avril 2026, il est de 150 euros.

Et une nouvelle étape pourrait être franchie en 2027.

Dans le cadre des économies recherchées sur le budget de l’État, le ministère du Travail doit participer à un effort d’environ 2,5 milliards d’euros. Parmi les pistes étudiées figure une nouvelle modification du financement du CPF.

Pour certaines formations, la participation personnelle pourrait ainsi atteindre 350 euros.

L’objectif serait de réaliser plusieurs centaines de millions d’euros d’économies.

Attention toutefois à ne pas aller trop vite : à l’heure où nous écrivons ces lignes, cette réforme n’est pas définitivement adoptée. Les modalités peuvent encore évoluer au cours des discussions budgétaires.

Il faut donc parler d’un projet pour 2027 et non d’une règle déjà applicable.

Mais la direction prise mérite, elle, toute notre attention.

Toutes les formations CPF ne seraient plus logées à la même enseigne

C’est probablement la partie la plus importante du projet.

Le sujet n’est pas simplement de faire passer le ticket modérateur de 150 à 350 euros pour tout le monde.

L’idée envisagée serait plutôt de moduler la participation selon la formation choisie.

Certaines formations considérées comme prioritaires pourraient conserver une participation limitée à 150 euros. Les formations bénéficiant d’un cofinancement pourraient également profiter de conditions plus favorables.

À l’inverse, un salarié souhaitant suivre seul une formation considérée comme non prioritaire pourrait devoir payer jusqu’à 350 euros, même s’il dispose de suffisamment d’argent sur son CPF pour financer la totalité de la formation.

Et c’est là que le changement de philosophie apparaît.

Car qui décidera qu’une formation est prioritaire ?

Qu’est-ce qu’une formation « prioritaire » ?

Plusieurs domaines sont actuellement évoqués : le numérique, l’industrie, la défense, la transition écologique, le médico-social ou encore les métiers liés à la souveraineté alimentaire.

Les métiers en tension pourraient également bénéficier d’un traitement particulier.

Cela peut parfaitement se comprendre du point de vue d’une politique publique de l’emploi. La France consacre des sommes importantes à la formation professionnelle et l’État souhaite naturellement que cet argent facilite aussi les recrutements dans les secteurs qui manquent de compétences.

Mais du point de vue du salarié, la logique est différente.

Une formation peut être extrêmement pertinente pour son évolution professionnelle sans correspondre à une priorité nationale.

Prenons un exemple très simple.

Un salarié souhaite améliorer son anglais parce qu’il travaille de plus en plus avec des clients étrangers. Un autre souhaite acquérir des compétences en management parce qu’il espère prendre la responsabilité d’une équipe. Un troisième envisage une reconversion complète.

Leurs projets peuvent être parfaitement cohérents.

Mais seront-ils considérés comme « prioritaires » ?

C’est toute la question.

Demain, faudra-t-il justifier son projet pour utiliser son CPF ?

Autre changement envisagé : la mise en place d’un questionnaire préalable.

Avant de pouvoir mobiliser ses droits, le titulaire pourrait être amené à préciser son projet professionnel et à expliquer la cohérence de la formation choisie.

Si cette cohérence n’apparaît pas suffisamment clairement, une orientation vers un conseiller en évolution professionnelle pourrait être proposée.

Sur le papier, la démarche peut avoir du sens.

Une formation n’est pas un produit que l’on achète sur un coup de tête. Se demander ce qu’elle va réellement apporter à son parcours professionnel est plutôt une bonne chose.

Mais là encore, le symbole est fort.

Le CPF reposait jusqu’à présent largement sur une logique d’autonomie individuelle. Le salarié disposait de droits acquis au cours de sa vie professionnelle et pouvait décider de leur utilisation dans le cadre des formations éligibles.

Avec un contrôle plus important du projet, cette liberté pourrait devenir davantage encadrée.

Le CPF change progressivement de nature

Il serait trop simple de résumer la réforme par : « l’État veut faire des économies ».

C’est effectivement une partie de l’explication, mais ce qui se dessine va plus loin.

Le CPF semble progressivement devenir un outil de pilotage de la politique de formation et de l’emploi.

La question posée ne serait plus seulement :

« Cette formation est-elle éligible au CPF ? »

Elle pourrait devenir :

« Cette formation est-elle éligible, cohérente avec votre projet et suffisamment prioritaire pour bénéficier des meilleures conditions de financement ? »

La nuance est considérable.

Nous passerions progressivement d’une logique de droit individuel à une logique plus orientée.

Une réforme qui pourrait pénaliser davantage les formations courtes

Il existe également un effet mathématique assez peu évoqué.

Prenons une formation coûtant 1 000 euros.

Avec une participation de 150 euros, le bénéficiaire finance personnellement 15 % du prix.

Avec 350 euros, nous passons à 35 %.

Pour une personne disposant d’un revenu confortable, la différence peut rester acceptable. Pour un salarié payé au SMIC qui souhaite acquérir une nouvelle compétence ou préparer une évolution professionnelle, 350 euros ne représentent pas la même chose.

Le risque est donc de créer un paradoxe : les personnes qui auraient le plus besoin de se former pourraient être celles qui hésiteront le plus à mobiliser leurs droits.

Les abondements des employeurs, des OPCO ou d’autres financeurs pourraient alors prendre encore davantage d’importance.

Pour les organismes de formation, il va falloir s’adapter

Les organismes de formation doivent eux aussi regarder attentivement ce qui se prépare.

Demain, proposer une formation éligible au CPF pourrait ne plus suffire.

Il faudra probablement être capable d’expliquer beaucoup plus clairement à quoi sert la formation, quelles compétences concrètes elle apporte, à quels métiers elle prépare et comment elle s’inscrit dans un parcours professionnel.

Et finalement, ce n’est peut-être pas une mauvaise évolution.

Une formation ne devrait jamais être vendue uniquement parce que le client possède 2 000, 3 000 ou 4 000 euros disponibles sur son CPF.

La première question devrait toujours être : « De quoi avez-vous réellement besoin ? »

Pour les organismes sérieux, capables d’accompagner leurs stagiaires et de comprendre leurs projets professionnels, cette évolution peut donc aussi constituer une opportunité de remettre la qualité du conseil au centre de la relation.

CPF 2027 : moins de liberté ou simplement une liberté davantage encadrée ?

C’est finalement le débat qui se profile.

Le CPF appartient à son titulaire dans son utilisation, mais son financement s’inscrit dans une politique collective de formation professionnelle. Il n’est donc pas illogique que les pouvoirs publics cherchent à s’assurer de l’efficacité des sommes engagées.

À l’inverse, orienter trop fortement les choix pourrait éloigner le dispositif de son ambition initiale : permettre à chacun de devenir davantage acteur de son parcours professionnel.

Il faudra donc regarder attentivement où le curseur sera placé.

Entre la lutte contre les formations sans réelle utilité professionnelle et une orientation trop stricte des choix individuels, la frontière peut être mince.

Une chose est certaine : le CPF de 2027 pourrait être assez différent de celui que nous avons connu ces dernières années.

Pour les salariés comme pour les organismes de formation, il ne faudra plus seulement se demander : « Combien ai-je sur mon CPF ? »

La vraie question pourrait bientôt devenir :

« Pour quelle formation ai-je réellement le droit de l’utiliser, et à quelles conditions ? »

Formation IOBSP pour devenir courtier crédit immobilier

Si vous avez une sensibilité aux chiffres, au budget, aux crédits ou à la finance, peut-être que c’est une vocation qui n’attend qu’un cadre professionnel.

Il n’est jamais trop tard pour se reconvertir.


Obtenir votre capacité professionnelle via une formation IOBSP niveau 1 est la première étape pour devenir courtier en crédit et transformer un intérêt personnel en véritable métier.

Formation IOBSP pour devenir courtier

Formation IOBSP pour devenir courtier

cib formation logo

Notre centre de formation est spécialisé pour les IOBSP et IAS

Nous dispensons une formation IOBSP et IAS Formule la plus complète avec un accompagnement personnalisé.

  • Depuis 2012, nous dispensons la formation IOBSP niveau 1, 2 et 3 ainsi que IAS et désormais une formation Loi ALUR.
  • Chaque stagiaire est suivi par une coordinatrice pédagogique qui vous accompagne du devis à la remise de votre attestation de formation.
  • La formation est débriefée par 2 jours de visio avec un courtier expérimenté. Le transfert hypothèque est abordé. Plébiscité par nos apprenants (voir les avis)

Nous proposons chaque année les formations continues obligatoires :

Pour plus de renseignements sur la formation, contactez-nous :

  • Téléphone au 04 77 32 38 00
  • Via notre site : Formation IOBSP/IAS
  • Mail : accueil@cibformation.fr
tarif formation iobsp

Centre certifié conformément au décret qualité N° 2015-790 du 25 juin 2015.

Nous avons reçu la certification QUALIOPI, au titre de la catégorie « Actions de formation ». Ainsi votre formation peut être prise en charge par un OPCO, CPF, France Travail, si elle est éligible. Nous sommes inscrits sur le catalogue qualité de France Travail.

Organisme de formation enregistré sous le numéro de déclaration d’activité 84 69 15242 69 auprès du préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’État.

CIB FORMATION – SARL au capital de 5 000 € – SIREN 831 272 273 – RCS Lyon – Code APE 85.59A Siège social : 14 rue Dedieu – 69100 Villeurbanne. Centre administratif : 4 rue Camille de Rochetaillée – 42000 Saint-Étienne – Tél. 04 77 32 38 00

À lire aussi